Comment puis-je savoir si je présente des troubles du sommeil ?

Il n’y a pas de moyen, hors consultation clinique et réalisation d’examen complémentaires, d’avoir l’assurance de reconnaitre un trouble du sommeil. En effet, les troubles du sommeil sont nombreux et les signes ou leurs causes diffèrent en fonction du trouble.

 

Pour autant, certains signes peuvent alerter sur la qualité de votre sommeil : difficultés d’endormissement, éveils pendant la nuit, réveils précoces le matin, fatigue au réveil, somnolence pendant la journée, etc.

 

Pour en savoir plus, sur les troubles et leurs signes rendez-vous sur notre page Troubles du sommeil

 

Testez votre sommeil en ligne ici

 

N’hésitez pas à prendre contact avec votre médecin si vous pensez présenter des troubles du sommeil ou rendez-vous sur notre page Conseil

 

Je souffre d’un trouble du sommeil, suis-je une personne à risque au regard du COVID-19 ?

Le gouvernement, en collaboration avec le Haut conseil de la santé publique, met régulièrement à jour la liste de personnes à risques de formes sévères. A ce jour aucun trouble du sommeil n’y est répertorié.

Les personnes à risque de formes sévères de COVID-19 sont citées ci-dessous :

  • les personnes âgées de 70 ans et plus ;
  • les patients aux antécédents cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée, accident vasculaire cérébral ou  coronaropathie, chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  • les diabétiques insulinodépendants non équilibrés ou présentant des complications secondaires à leur pathologie ;
  • les personnes présentant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale ;
  • les patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée  et les malades atteints de cancer sous traitement.

 

Je souffre du Syndrome d’Apnées du Sommeil (SAS), suis-je plus à risque d’être infecté ?

Aucun élément connu à ce jour n’a mis en avant un risque plus élevé d’infection COVID-19 chez les personnes atteintes du SAS.

 

On notera tout de même que le SAS peut entrainer et/ou être une conséquence d’un certain nombre de pathologies comme les complications cardiovasculaires, l’hypertension, etc. qui peuvent faire d’une personne atteinte du SAS une personne à risque de développer une forme plus ou moins sévère de COVID-19.

 

Je suis traité(e) par Pression Positive Continue à mon domicile, dois-je continuer mon traitement ?

Si vous ne présentez aucun signe d’infection au COVID-19 (fièvre, courbatures, toux, difficultés respiratoires, etc.), vous pouvez poursuivre votre traitement tout en prenant bien soin de respecter les consignes de nettoyage du masque et du circuit de votre équipement.

 

Si vous suspectez une infection au COVID-19 ou si vous êtes infecté, appelez votre médecin traitant ou appelez-nous au 0805 629 400.

 

Quel est l’impact du confinement sur notre sommeil ?

Les études scientifiques disponibles qui se rapprochent le plus de notre situation de confinement sont celles effectuées dans le cadre de la recherche spatiale. Dans une étude récente sur 16 participants confinés pendant 30 jours, aucun impact sur le sommeil n’a été démontré.

 

Dans une autre étude, sur le confinement de 6 hommes durant 520 jours, un seul a développé une insomnie avec un temps de sommeil moyen par nuit avoisinant 6h30.

 

Je ne fais plus de sport à cause du confinement, cela peut-il avoir un effet sur mon sommeil ?

Durant un confinement, une activité physique régulière affecte positivement notre système nerveux central, nous permettant de garder un rythme circadien stable (rythme biologique sur une durée de 24h) et donc de limiter les troubles du sommeil.

  • Rester chez soi ou rester confiné ne veux pas dire ne plus faire d’activité physique. Au contraire, un exercice routinier journalier, même de courte durée, permet le maintien de la qualité du sommeil. Au vu de la situation, privilégiez une activité physique au domicile plutôt que dehors.
  • Evitez de pratiquer une activité physique moins de 3h avant l’heure du coucher.

 

Depuis le confinement, mes horaires sont chamboulés et mon sommeil semble affecté, que puis-je faire ?

Quel que soit son âge, il est toujours important de garder un rythme veille-sommeil stable. Encore plus en cas de confinement, sous peine d’une reprise plus brutale une fois terminé.

 

Pour les adolescents, il faut faire attention à ne pas se croire en vacances. A une demi-heure près, il faut garder son rythme scolaire habituel, pour être en forme à la reprise des cours.

 

La lumière du jour est aussi importante pour notre horloge biologique, évitez de vivre la nuit et essayez de vous exposer au soleil dans la mesure du possible.

 

Se mettre au lit uniquement lorsque l’on souhaite dormir peut faciliter votre endormissement (via l’association lit-sommeil) et le retour à un rythme stable.

Depuis le confinement je somnole pendant la journée, suis-je atteint d’un trouble du sommeil ?

Pas nécessairement, cela dépend de votre activité et occupation lors de vos journées en confinement. Si vous avez des soucis pour rester éveillé pendant la journée malgré une durée de sommeil normale ou élevée, alors cela peut venir d’un trouble du sommeil.

 

Sinon cela peut être dû à l’ennui ou à la poursuite d’une même activité pour une trop longue durée. Pour y remédier, vous pouvez :

  • Alterner les activités physiques ou manuelles, tout en évitant le prolongement des temps d’écrans
  • Faire une micro-sieste (~20 minutes) au cours de la journée. Ne pas faire de siestes prolongées de 2heures, qui vont perturber le sommeil nocturne et avoir des conséquences sur notre humeur comme l’irritabilité.
  • Structurer sa journée pour ne pas perturber son horloge biologique et garder un sommeil optimal :
    • Routine recommandée le matin
      • S’exposer à la lumière, idéalement durant le petit déjeuner
      • Faire de l’exercice
      • Prendre une douche chaude (pas de douche froide)

     

    • Routine recommandée durant la journée
      • Organiser un espace de travail (ne pas travailler avec son ordinateur au lit), un espace de détente et un espace de sommeil (lit)
      • Travailler ou réaliser son activité par plage de 2 heures entrecoupées de petites pauses (repos ou activité physique)
      • Faire une micro-sieste après manger

     

    • Routine recommandée le soir, 1h30 avant d’aller se coucher
      • Se détendre (arrêter de travailler, ne pas stimuler son stress avec des émissions liées au coronavirus)
      • Se couper des écrans

 

Depuis le confinement je mange et bois plus de café/thé/sodas/boissons alcoolisées,...
…cela peut-il influencer mon sommeil ?

 

Oui, cela peut affecter la qualité de votre sommeil mais aussi entrainer des difficultés d’endormissement.

 

Quelques conseils pour y remédier :

  • Mangez à des horaires fixes, pour le repas du soir
  • Mangez votre repas du soir 3 à 4h avant d’aller vous coucher, pour permettre à votre organisme de digérer
  • Privilégiez les plats les plus gras pour le repas du midi
  • Privilégiez des féculents pour le repas du soir, ils contiennent des sucres lents et évitent la sensation de faim plus tard dans la soirée
  • Evitez la surconsommation de boissons excitantes (café, thé, sodas) ou d’alcool qui pourraient perturber votre sommeil. Pour l’alcool, évitez la consommation quotidienne même modérée (2 verres standard de 10 grammes d’alcool pur chacun) et espacez les jours entre la prise d’alcool.
  • Evitez la consommation de boissons énergisantes après 14 heures
Depuis le début de la pandémie et du confinement je me sens angoissé, stressé, ...
…cela peut-il influencer mon sommeil ?

 

Bien sûr, les troubles du sommeil sont liés à de multiples facteurs, dont des facteurs environnementaux sujet à la perception individuelle de chacun, comme l’angoisse ou le stress, et qui peuvent être accentués en cette période de pandémie.

 

L’environnement étant une source de stress, celui-ci peut impacter la qualité de votre sommeil sans pour autant être le signe d’une maladie du sommeil. Durant cette période se détendre devient incontournable, quelques conseils y parvenir :

 

  • Séparez votre espace : détente, travail, sommeil
  • Faites une micro-sieste (~20min) récupératrice, de préférence après manger
  • Évitez de stimuler votre stress avec des informations liées au COVID-19 tout au long de la journée et au moins 1h30 avant le coucher
  • Arrêtez les écrans 1h30 avant le coucher

 

Cf. question 8 pour toutes nos recommandations sur comment organiser sa journée pour un sommeil optimal.

Depuis la période de confinement, je suis atteint de troubles du sommeil (ex. insomnies), ...
…est ce que je peux prendre un traitement ?

 

Le traitement auquel tout le monde pense lorsque l’on parle d’insomnies sont les hypnotiques, plus connus sous le nom de somnifères. Or, avant de commencer un traitement par somnifère, il est recommandé de rendre visite à votre médecin traitant qui s’il juge que vous souffrez bien d’un trouble du sommeil vous renverra vers un spécialiste du sommeil afin de définir le type de trouble dont vous souffrez. Si c’est bien une insomnie alors le médecin spécialiste devra ensuite identifier son type pour pouvoir déterminer le traitement le plus approprié. En effet, une insomnie peut être secondaire, c’est-à-dire la conséquence d’une autre maladie. Dans ce cas il conviendra de traiter la cause de l’insomnie plutôt que ces symptômes qui se manifestent le plus communément par une perte de durée et de qualité de sommeil.

 

Pour en revenir aux hypnotiques, qui visent à traiter les symptômes de l’insomnie, leur utilisation doit être très contrôlée et en accord avec le type d’insomnie dont vous souffrez. En effet, leur usage pose des problèmes bien connus à moyen ou long terme : une perte d’efficacité due à la tolérance acquise, un problème de sevrage et dépendance aux somnifères, enfin des effets indésirables (somnolence dans la journée, interaction avec l’alcool, troubles de la mémoire et épisodes confusionnels).

 

Quelques indices pour savoir si oui ou non vos troubles s’apparentent bien à une insomnie. Une insomnie se définie généralement par l’association de 2 phénomènes :

  • 1 plainte(s) subjective(s): difficulté d’endormissement (3x/semaine), et/ou réveil précoce (3x/semaine), et/ou réveils nocturnes (3x/semaine)
  • une sensation de détresse et/ou une perturbation du fonctionnement dans la journée (fatigue, somnolence diurne, troubles de mémoire, de concentration, de l’humeur, du comportement).

Si vos symptômes s’apparentent à ceux décris plus haut, prenez rendez-vous avec un spécialiste du sommeil pour un vrai diagnostic.

Sinon, vous pouvez essayer dans un premier temps de suivre nos conseils pour de garder une bonne hygiène du sommeil (structurer sa journée avec des horaires fixes pour les repas ou pour le sommeil, faire de l’exercice, s’exposer à la lumière en journée, …).
Source(s) :

J’ai des difficultés à m’endormir ou un sommeil perturbé depuis le début du confinement,
…pourtant je bois des infusions tous les soirs. Que puis-je faire ?

 

Tout d’abord, prenez bien garde à ne pas confondre infusion et thé. Le thé contient de la caféine et est donc une boisson excitante. Pour ne pas perturber son sommeil il est recommandé de stopper la consommation de boissons excitantes (thé, café, soda) après 14h.
Boire une infusion à base de plantes, avant le coucher ou pendant la journée favorise est une bonne idée. En effet, ces infusions ont su se montrer bénéfiques pour la qualité du sommeil de par leur composition en plantes. Retrouvez ci-dessous une liste de plantes ayant démontrés des effets bénéfiques sur le sommeil :

  • Valériane,
  • Passiflore
  • Camomille
  • Mélisse
  • Jasmin
  • Tilleul

Si cela ne fonctionne pas, changez les plantes contenues dans votre d’infusion, faites attention à bien sélectionner des infusions qui comprennent les plantes citées ci-dessus. Sinon, vous pouvez aussi essayer de changer de marque, de légères traces de caféine ont pu être retrouvées dans certaines infusions bien que non présent sur la liste d’ingrédients.
Source(s) :

Je n’aime pas les infusions, existe-t-il d’autres solutions pour améliorer la qualité de mon sommeil...
…pendant le confinement ?

 

Les plantes qui composent les infusions peuvent également se retrouver sous d’autres formes, n’hésitez pas à demander conseils à votre pharmacien. Sinon l’aromathérapie, l’inhalation d’huiles essentielles, notamment de lavande peut être une solution pour améliorer la qualité de votre sommeil.
D’autres possibilités peuvent vous être présentées sans pour autant avoir démontré une efficacité scientifique (gemmothérapie à base de bourgeon ou fleurs de Bach).
Une autre possibilité pour vous aider à trouver le sommeil est la prise de médicaments légers à base de mélatonine. En effet, la mélatonine est une hormone naturellement produite par notre organisme et qui favorise le déclenchement de notre sommeil.
Source(s) :

Faut-il adapter le sommeil des enfants pendant le confinement ?

Non, pas spécialement, l’important reste de maintenir un rythme régulier, de préférence similaire au rythme auquel l’enfant et soumis en situation normale. Quelques conseils pour veiller sur le sommeil de votre ou vos enfants en cette période de confinement :

  • Structurez sa journée grâce à un emploi du temps
  • Faites de l’exercice avec votre enfant pour qu’il puisse se dépenser
  • Limitez les écrans, surtout 2 heures avant le coucher
  • Respectez les horaires de coucher et de lever comme s’il y avait école
  • Supprimez certaines siestes, si tout vous constatez une dégradation du sommeil nocturne de l’enfant

Besoins d’autres idées ? Instaurer une routine au moment du coucher pourrait avoir des bénéfices sur le sommeil mais aussi sur le développement de l’enfant, notamment chez les plus jeunes (0-3 ans). La routine peut inclure différentes composantes comme la nutrition (repas du soir sain), l’hygiène (brosser les dents), la communication (lecture ou chant), et le contact physique (massage, bercement).
Sources :

Qu’est-ce que l’horloge biologique et a-t-elle un rôle dans notre sommeil ?

Oui notre horloge biologique interne à un rôle dans notre sommeil. Mais pour comprendre comment cette dernière impacte notre sommeil il faut s’intéresser de plus près à son fonctionnement.

 

Notre horloge interne se situe au niveau de notre cerveau, ce qui nous donne donc une première idée de son importance. Cette horloge interne nous impose naturellement un cycle d’une durée avoisinant les 24 heures, on parle alors de rythme circadien (de circa : « proche de » et diem : « un jour »).
Cette horloge, qui se compose d’une vingtaine de milliers de neurones, est contrôlée par l’expression cyclique de gènes dits « gènes horloges ». Ces gènes régulent des fonctions comme l’appétit, le sommeil ou encore la température corporelle, et sont synchronisés par des agents extérieurs comme la lumière, l’activité physique et la température extérieure.
La lumière est le principal agent synchronisant de ce cycle de 24 heures, si bien qu’en fonction de notre exposition à la lumière notre cycle circadien peut être, soit avancé si l’on s’expose très tôt, soit retardé l’on s’expose trop tardivement.

D’où l’importance de garder un rythme veille-sommeil stable pour éviter de dérégler en permanence notre horloge interne. Mais aussi l’importance d’éviter l’exposition aux écrans le soir. En effet leur source de lumière est suffisante pour retarder notre horloge interne.

 

Source(s) :

Je ressens une grande fatigue alors que je dors bien et suffisamment, pourquoi ?

La fatigue, malgré des manifestations cliniques fréquentes, a des origines et un mécanisme qui reste largement incompris. Elle est toutefois un symptôme récurrent dans la plupart des troubles du sommeil.
Si vous ressentez une sensation de fatigue et que vous jugez la qualité de votre sommeil bonne et suffisante, alors elle est certainement le signe d’une fatigue que l’on pourra qualifiée de fatigue physique ou mentale. La fatigue physique peut venir d’un manque d’activité physique, alors que la fatigue mentale peut venir du stress lié au confinement et à la situation pandémique. Dans ce cas, essayez de pratiquer une activité physique régulière, même chez vous, et de vous détendre un maximum le soir avant le coucher (évitez d’augmenter votre stress avec des émissions liées au COVID-19).
Attention, la fatigue peut aussi être liée à la perturbation de votre rythme veille-sommeil. La perturbation de ce rythme, qui peut être due à une élongation ou à une réduction de la durée de sommeil, peut elle aussi entrainer une sensation de fatigue. Si c’est le cas, revenez à un rythme plus stable et proche de celui qui était le vôtre hors confinement, cela facilitera également votre réadaptation une fois le confinement passé. L’important étant de garder des horaires de coucher et de réveil fixes.
Sources :

J’habite en appartement, qui plus est très peu illuminé durant la journée, cela a-t-il un impact sur...
… mon sommeil ?

 

L’ensoleillement est une source de lumière importante pour notre organisme. Comme nous l’avons vu à la question sur l’horloge biologique, la lumière joue un rôle primordial sur notre cycle circadien et donc sur notre sommeil.
Cependant, l’effet de la lumière sur le cycle circadien fluctue en fonction de son intensité, sa durée d’exposition mais aussi en fonction de son spectre. Dans le cas d’un appartement peu ensoleillé, la lumière du soleil ne nous parvient pas de manière directe mais de façon indirecte (diffusée ou réfléchie), atténuant ainsi son intensité qui se mesure en lux. Or notre organisme serait sensible à de très petites intensités lumineuses, comme la lumière émanant d’une bougie (~10 lux contre ~100 000 lux pour un rayon de soleil) qui suffirait à nous maintenir éveillé. Si bien que même l’apport lumineux d’un appartement faiblement éclairé peut nous aider à maintenir un rythme veille-sommeil stable.

 

Toutefois, la lumière du soleil est notre source principale de vitamine D. Cet apport en vitamine D, qui s’effectue par transformation des rayons ultraviolets du soleil, pourrait avoir un effet positif sur la qualité du sommeil s’il est associé à une bonne hygiène de sommeil.

Chez un individu peu exposé aux rayons du soleil, maintenir un niveau de vitamine D correct peut alors s’avérer important. Attention, si vous jugez votre apport en lumière au sein de votre domicile insuffisant, il n’est pas forcement de nécessaire de prendre un complément en vitamine D. Privilégiez une sortie pour vous exposer de façon plus directe à la lumière du soleil, tout en veillant à respecter les consignes gouvernementales en vigueur : déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile.

 

Source(s) :

J’utilise le mode nuit (ou night shift) sur mon téléphone pour éviter de perturber mon sommeil, ...
… est-ce que cela fonctionne ?

 

Le mode nuit des téléphones portables part du principe que la lumière bleue est celle qui aurait le plus d’impact négatifs sur notre horloge biologique et donc sur notre sommeil. Le mode nuit vise donc à réduire l’émission du spectre de la couleur bleue (qui a des longueurs d’onde faible) à partir d’une certaine heure le soir pour réduire les effets négatifs sur notre sommeil.
Une fois le mode activé, les couleurs de notre téléphone se portent sur des couleurs plus chaudes comme le jaune (qui ont des longueurs d’ondes plus élevées) et qui auraient moins d’impact sur notre sommeil.

 

Toutefois, une étude récente sur des souris pose de nouvelles questions sur ce principe. Selon l’étude, c’est la couleur jaune plus que la couleur bleue qui affecte le plus l’horloge biologique des souris, correspondant aux changements de couleurs naturels de la lumière ambiante. En effet, durant la journée le spectre lumineux du visible tend plus vers le jaune, alors que le soir, à la nuit venue, il s’oriente plus vers le bleu. Chez les souris, les couleurs bleues seraient donc inconsciemment associées au besoin de dormir, et inversement pour les couleurs jaunes. Cependant ces résultats restent à être démontrés chez l’homme, chez lequel de nombreuses études ont bien démontré des effets de la couleur bleue sur notre système nerveux.

 

Dans le doute, le mieux reste de limiter l’usage de tous les écrans de façon générale le soir. Car même si l’efficacité du mode nuit de nos téléphones était prouvée de manière scientifique, une utilisation prolongée d’une quinzaine de minutes, du fait de l’exposition lumineuse associée, pourrait suffire à retarder notre horloge biologique et perturber notre sommeil.

 

Source(s) :

J’utilise une liseuse le soir, cela a-t-il un impact mon sommeil ?

Les études à ce sujet diffèrent, et cela dépendra certainement du type de liseuse que vous utilisez.
En effet, le type de lumière émis et l’intensité lumineuse est un facteur clé de l’impact de la lumière sur notre sommeil. L’intensité lumineuse sera toujours plus forte si l’on utilise une tablette, où la lumière nous parvient de façon directe, que si l’on lit un livre papier, où la lumière artificielle nous parvient de façon indirecte.
Une étude comparative liseuse contre livre papier n’a pas démontré d’effets direct sur le sommeil des individus impliqués, mais suggère tout de même des conséquences qui pourrait avoir un impact sur notre rythme circadien et donc notre sommeil. Une autre étude comparative du même type n’a montré aucune différence entre les deux groupes avec cependant une limitation, les individus étaient tous exposés à une lumière vive pour une durée non négligeable (6h30).

Bref, difficile de se faire un avis sérieux sur la question avec les études à notre disposition. Le mieux reste donc de faire l’expérience vous-même, de voir si vous notez une différence sur la qualité de votre sommeil et de choisir l’option qui vous convient le mieux.

 

Source(s) :

Depuis le début du confinement je me trouve plus irritable, il y a-t-il un lien avec le sommeil ?

Oui, le confinement, tout comme la situation que nous sommes en train de vivre est une source de stress pour notre organisme, et peut avoir des répercussions sur notre sommeil ou sur notre humeur, irritabilité. Les conséquences de cet état de stress peuvent donner lieu à des tensions ou des conflits lorsque l’on est confiné avec d’autres personnes.
Les personnes les plus susceptibles de souffrir de ce type de situation sont celles qui ont des comportements addictifs, dépressifs, anxiogène, ou encore les personnes qui souffraient déjà de troubles du sommeil avant le confinement.
Pour éviter tout débordements, n’hésitez pas à appeler l’un des numéros suivants en plus de notre numéro gratuit.

  • Violences sur les enfants : 119 (ou sur le site internet allo119.gouv.fr)
  • Violences conjugales : 3919 (ou sur le site internet arretonslesviolences.gouv.fr)

 

Source(s) :

Je dors mal, comment puis-je améliorer la qualité de mon sommeil ?

Si vous souffrez de plaintes insomniaques liées au confinement, au bruit ou à la promiscuité alors il peut être utile de réduire son temps passé au lit en l’adaptant à la perception de votre sommeil.
D’un point de vue pratique, cela signifie que si vous pensez dormir 6 heures par nuit, allez-vous coucher de façon à ce qu’il ne vous reste plus que 6 heures à passer au lit. Cela devrait augmenter votre probabilité de dormir lorsque vous vous couchez.
Attention il ne faut pas prendre cette consigne de façon trop drastique, réduisez progressivement le temps passé dans votre lit afin de trouver le moment idéal pour aller vous coucher.

 

Source(s) :

Je me réveille souvent la nuit que dois-je faire ?

Si vous vous réveillez la nuit et que vous vous sentez éveillé, en pleine possession de vos moyens, alors levez-vous. Sortez de votre chambre et vaquez à vos occupations. Si vous voulez vous recoucher après, évitez les écrans ou une activité physique durant ce lapse de temps. Détendez-vous ou privilégiez la lecture.
Ne revenez-vous coucher qu’une fois la sensation de sommeil se faisant sentir. L’objectif étant de garder et renforcer l’association lit-sommeil.

 

Source(s) :

Je travaille en milieu hospitalier et mes horaires de travail m’empêchent de bien dormir, que puis-je faire ?

La surcharge de travail est un vrai risque pour la santé du personnel hospitalier, mais aussi pour d’autres corps de métier qui ont vu leur temps de travail augmenter significativement ces dernières semaines (employés de supermarché, etc.).
Dans ces conditions particulières, le sommeil joue un rôle primordial. En effet, un manque de sommeil ou un sommeil de mauvaise qualité peut avoir des répercussions psychologiques et sociales, avec la manifestation d’un stress, d’une anxiété, voire plus grave d’une dépression.
Essayez donc, dans la mesure du possible, de vous allouer au minimum 7 heures de sommeil d’affilé. Si cela n’est pas possible, ajoutez-y des siestes pendant la journée, d’une vingtaine de minutes maximum. Attention à ne pas faire de siestes trop longues qui auraient des effets négatifs sur votre sommeil en général.

 

Source(s) :

Je souffre de comportement addictifs (tabac, cannabis, alcool, …), comment puis-je réguler mon sommeil ?

Dans un premier temps, n’augmentez surtout pas votre consommation pendant le confinement. En effet, augmenter votre consommation vous rendrait encore plus sujet au stress et à l’anxiété, qui peuvent déjà vous toucher du fait de la situation. L’angoisse ou le stress peuvent avoir un impact au quotidien sur votre humeur, comme vous rendre plus irritable, représentant donc un vrai risque pour votre santé mais aussi pour celle de votre entourage (si vous en avez un).
Dans tous les cas, ces comportements addictifs ont des répercussions sur la qualité de votre sommeil, qui en étant perturbé vous rend une fois de plus sujet au stress et à l’anxiété.
Evitez la surconsommation, si possible la consommation quotidienne, et suivez les conseils pour garder une bonne hygiène du sommeil (structurer sa journée avec des horaires fixes pour les repas ou pour le sommeil, faire de l’exercice, s’exposer à la lumière en journée, etc.).

 

Pour éviter tout débordements, n’hésitez pas à appeler l’un des numéros suivants en plus de notre numéro gratuit.

  • Violences sur les enfants : 119 (ou sur le site internet allo119.gouv.fr)
  • Violences conjugales : 3919 (ou sur le site internet arretonslesviolences.gouv.fr)

 

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